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L'éditorial de Jean-Pierre Favennec
 1 août 2018

Une énergie plus chère ?

Les tensions sur le marché pétrolier font grimper le prix de l’or noir. Depuis plusieurs mois, les cours du baril se situent autour de 70 dollars voire plus, comparés à 50 en début d’année et à 30 en 2016

Les raisons de cette hausse sont simples : plusieurs pays producteurs sont en difficulté. Au Venezuela c’est un véritable effondrement économique qui ne permet plus ni de nourrir la population, ni de maintenir en production certains champs de pétrole. La production baisse rapidement. En Libye la tentative du Général Hafar de contrôler les puits de l’Est du pays a provoqué un quasi arrêt des exportations. Ceci sans compter les difficultés plus limitées mais réelles dans d’autres pays.

Les tensions ont été largement accrues par la décision de Donald Trump de sortir de l’accord sur le nucléaire signé avec l’Iran, les pays Européens, la Chine et la Russie. Cette décision devrait s’accompagner d’un rétablissement des sanctions et en particulier de l’interdiction faite à la plupart des pays d’importer du brut iranien. Or l’Iran qui produit environ 4 millions de barils par jour (Mbj) de pétrole (sur une production mondiale d’environ 100 Mbj) exporte environ 2 Mbj. Un arrêt de ces exportation signifierait une tension extrême sur les marchés car les capacités supplémentaires qui pourraient être mises en service par l’Arabie Saoudite, la Russie, voire les Etats Unis seront à peine suffisantes pour faire face à une demande qui continue à croître. L’Iran laisse entendre qu’il pourrait bloquer le détroit d’Ormuz. C’est peu probable mais cette seule perspective fait réagir les marchés. Le prix risque de s’emballer car malgré une conjoncture plus favorable, les investissements sont insuffisants pour faire face au renouvellement des gisements et à l’augmentation des besoins.

Si l’augmentation des prix apporte une bouffée d’oxygène aux pays producteurs (Algérie, Nigeria, Angola, Gabon, Congo ..) c’est une très mauvaise nouvelle pour les pays consommateurs dont la facture pétrolière risque à nouveau d’exploser comme en 2008 et au début des années 2010.

La hausse du prix du pétrole favorise bien sûr les énergies renouvelables et en particulier en Afrique le solaire et, dans certaines régions, la géothermie. Pour la production d’électricité thermique le gaz devrait être de plus en plus préféré, car son prix devrait rester plus stable du fait de la croissance de la production de gaz de schistes aux Etats Unis

Plusieurs conférences permettront prochainement de débattre des problèmes d’énergie :

  • Future Energy Africa, du 1er au 3 Octobre, au Cap (Afrique du Sud), organisé par DMG Events
  • MSGBC (Mauritania, Senegal, Gambia, Bissau Guinea, Conakry Guinea) du 24 au 26 Octobre à Dakar, organisé par Oil and Gas Council
  • Sommet de l’Electricité en Afrique, en Décembre à Cotonou

L’ADEA est partenaire de ces événements

En outre nous reprendrons à la rentrées nos réunions traditionnelles de Think Tank

Jean-Pierre Favennec
Président
Association pour
le Développement
de l'Énergie en Afrique

Réponse au Directeur de Jeune Afrique
 15 juil. 2018

Monsieur le Directeur

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre éditorial du 16 juin consacré à l'électricité en Afrique

Rappel
 26 mars 2018

 l’ADEA a organisé récemment plusieurs importantes conférences

Etude

L'Énergie en Afrique à l'horizon 2050

Etude de l'ADEA réalisée avec le soutien de l'institut de la Francophonie pour le dévevoppement durable

Lire l'étude

Evènements



Conférence

L’Énergie pour le développement en Afrique

Dakar - 3 et 4 mai 2018 
Sommet & Exposition 

Téléchargez le compte rendu

Think-Tank
du 21 mars 2018

Téléchargez le compte rendu de la réunion du think tank Énergie pour l'Afrique

Quels transports demain pour l'Afrique ?

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