L'édito
Pétrole et énergies alternatives
L’augmentation du prix du pétrole propulse les prix des carburants à des niveaux historiques. La facture pétrolière, déjà trop lourde pour la plupart des pays africains, ne cesse de croître.
Peut-on se passer de pétrole ? Pas encore car le secteur du transport dépend presque en totalité des produits pétroliers (essences, gazole, carburéacteur voire fuel lourds pour les navires). Le pétrole est liquide ? C’est de l’énergie concentrée. Faut-il se résigner à n’utiliser que le pétrole pour le transport ? Certes non et cela pour des raisons simples. Les réserves ne sont pas infinies et la croissance des besoins est impressionnante. Le parc automobile sera multiplié par deux d’ici à 2030, par trois d’ici à 2050.
Il faut donc imaginer des solutions alternatives. Les biocarburants sont ils une solution ? Partielle et à utiliser avec précaution car les inconvénients sont connus. Reste donc à inventer de nouveaux types de propulsion. L’électricité a le vent en poupe (rappelons que dès 1900 une voiture électrique roulait à 100 km/h). Mais comment la produire ?
Nos deux prochaines conférences s’inscriront pleinement dans le débat en cours :
- Le Sommet Africain du Pétrole et du Gaz aura lieu le 2 Mai à Paris dans les locaux de l’Agence Internationale de l’Energie à Paris. Ce Sommet se poursuivra par une réunion du think tank Energie en Afrique lancé par l’ADEA. D’ores et déjà d’éminents spécialistes ont accepté d’intervenir et les ministres montrent leur intérêt. Nous vous invitons toutes et tous à nous y retrouver. Cet événement se situe à la veille du 13 ème Sommet International du Pétrole qui aura lieu également à Paris le 3 Mai.
- Conférence sur l’Energie à Saint-Louis du Sénégal les 23 et 24 Mai. Cette conférence sera bien entendu orientée vers les enjeux énergétiques régionaux avec une attention particulière aux énergies renouvelable et aux défis du nord du Sénégal et des régions voisines pour lesquelles le fleuve est un atout important. Là également de nombreux spécialistes ont d’ores et déjà accepté de participer. Rejoignez nous et n’oubliez pas que le Festival de Jazz de Saint-Louis aura lieu du 24 au 27 mai !!!
Bien entendu, nous poursuivons nos efforts pour développer les structures de formation, enjeu essentiel pour un continent en plein essor
|
|
Jean-Pierre Favennec
President
Association
Development
Energy in Africa
|
L'Institut Africain de l'Energie
L’énergie est indispensable au développement. La production de richesses nécessite de l’énergie. Or un citoyen de l'Afrique sub-saharienne consomme 50 fois moins d’énergie qu'un citoyen américain, 30 fois moins qu'un citoyen européen. Faciliter l'accès à l’énergie est donc indispensable pour permettre le développement, réduire la pauvreté et atteindre les objectifs de développement du millénaire. Ceci passe par une réflexion sur les stratégies et les moyens pour assurer l’accès à l’énergie, par des moyens de formation mis à la disposition des acteurs. Les besoins en personnel de haut niveau, formé à la gestion du secteur énergétique, sont importants dans les pays africains.
L’Institut Africain de l'énergie permettra aux professionnels, cadres, techniciens, agents de maîtrise de se former dans les secteurs hydrocarbures, électricité et énergies renouvelables. Cette formation permettra aux entreprises et aux administrations du secteur de disposer de collaborateurs pleinement opérationnels. L’Institut aura une vocation régionale. Il accueillera des professionnels et des étudiants du monde entier et en particulier d’Afrique. Les formations couvriront l'ensemble des filières du secteur énergétique : pétrole, gaz naturel, électricité, énergies renouvelables (hydraulique, éolien, solaire, géothermie, bio-masse), autres énergies (charbon, nucléaire). Elles aborderont les aspects techniques et les aspects économie et gestion.
Les formations viseront à former des spécialistes capables, entre autres, de participer à des politiques énergétiques, de contrôler les opérations des sociétés du secteur, de participer à ces opérations et d’intégrer des sociétés du secteur privé et de la communication. L’Institut s’appuiera sur les Nouvelles Techniques de l’Information et de la communication.
Documents et Analyses
{C}
L'intégration du secteur énergétique en Afrique du Sud
Au cours de la conférence donnée en décembre 2010 à Johannesburg, Jean-Pierre Favennec s'interroge sur la politique énergétique en Afrique du Sud. Le président de l'ADEA propose plusieurs modèles... Voici le support de cette conférence.
AFS.ppt

L'Energie en Afrique à l'horizon 2050
Une étude conduite sous la direction de Jean-Pierre Favennec
Avec la collaboration de : Christèle Adedjoumon, Bernard Duhamel, Jacques Giri, Henri Gilles, Alain Tronche
Résumé : En comparaison à son poids démographique l’Afrique consomme peu d’énergie. En effet, en Afrique subsaharienne, la consommation par habitant et par an (hors Afrique du Sud) est de l'ordre de 100 kilos d'équivalent pétrole contre 8000 aux États-Unis et 4000 dans les pays OCDE. Cette situation est à la fois cause et conséquence du faible développement économique. Plus de 60 % de la population africaine vit avec moins de 2 dollars par jour et plus de 60 % de la population africaine n'a pas accès à l'énergie commerciale et doit se contenter de bois de feu. A terme, l'augmentation prévisible de la population et l'amélioration du niveau de vie entraineront des besoins accrus en énergie.
energie-en-afrique-horizon-2050.pdf
|