« L’hydrogène est devenu un véritable axe stratégique »
L’entreprise, peu sensible aux fluctuations du pétrole, a bien traversé la crise. Ses investissements dans l’hydrogène vont la rendre encore plus « verte ».
Une interview de Jacques Riou, associé-gérant de Rubis | Crédits photo : Patrick Lazic
Comment Rubis a-t-il traversé la crise sanitaire ?
Le groupe a traversé cette période difficile de manière remarquable. Notre modèle décentralisé a donné la possibilité aux équipes dirigeantes de prendre les décisions relatives à la gestion sanitaire de la pandémie (masques, etc.). En outre, Rubis a été très résilient dans la crise. Notre bénéfice net de 2020 n’a fléchi que de 9% par rapport aux profits records de 2019. Depuis vingt ans, Rubis a toujours bien traversé les grandes crises. A quelques exceptions près, le groupe a été capable d’afficher une hausse annuelle de son bénéfice par action de 10% et d’augmenter le dividende dans les mêmes proportions.
Pendant la crise, nous avons même mené à bien une opération très importante. Nous avons créé un partenariat avec le fonds I Squared autour de Rubis Terminal, activité de stockage, désormais mise en équivalence. Cette opération nous a permis de nous remettre en mouvement dans ce métier du stockage et de nous positionner à armes égales pour des acquisitions, ce qui n’était plus possible, compte tenu de l’augmentation des prix des actifs. Nous avons facilement trouvé des financements sur les marchés obligataires internationaux. Nous avons ainsi pu réaliser une acquisition en Espagne, un pays où nous n’étions pas. Autre point important en 2020, nous avons mis un coup d’accélérateur sur la thématique ESG.
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