La technologie FLNG a-t-elle le vent en poupe en Afrique ?
Le projet LNG opéré par ENI dans le Canal du Mozambique, Coral South, devrait produire sa première cargaison de LNG cette année, en 2022. La pièce maîtresse du projet (les unités de liquéfaction du gaz naturel) repose sur un Floating LNG de haute mer construit à neuf (new built) dans un chantier naval de Samsung en Corée du Sud qui est arrivé sur son site de production en Janvier dernier. Ce bateau a une capacité de production de 3,4 Mtpa de LNG et a été financé par ENI sous forme de Capex. Le choix de cette technologie, bien que chère, sans économie d’échelle, et peu performante en terme de contenu local, semble être payant à priori étant donné l’arrêt des mega-projets concurrents à terre - Mozambique LNG (Total Energies) et Rovuma LNG (Exxon Mobil) - pour problèmes de sécurité dans le Nord du Mozambique (attaques terroristes).
Le continent Africain aura donc cette année deux unités de FLNG en opération dans ses eaux maritimes. Le premier FLNG installé en Afrique, est celui utilisé par Perenco depuis 2018 dans les eaux côtières du Cameroun et de capacité 2,4 Mtpa. Ce FLNG a été fourni par Golar LNG (conversion d’un méthanier existant à Singapore) et est remboursé par Perenco à Golar via un contrat de location (Opex).
En attendant un troisième FLNG utilisé par BP pour le projet GTA dans les eaux côtières à la frontière de la Mauritanie et du Sénégal. Lui aussi de capacité moyenne (2,5 Mtpa), fourni par Golar LNG (conversion d’un méthanier existant à Singapore) et qui sera remboursé à Golar LNG via un contrat de location (Opex). Ce FLNG, opéré par Gimi MS, devrait produire sa première cargaison de LNG fin 2023.