Cedeao : de 1975 à 2020, le bilan dans le secteur pétro-gazier
La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) fête, cette année, ses 45 ans d’existence au service de l’intégration sociale, politique, économique et sécuritaire de la région. Pour mener à bien ses objectifs sectoriels, elle s’est dotée d’une Commission chargée de l'énergie qui conduit ses mécanismes de transformation et d’intégration de toute la chaine de valeur pétro-gazière. L’Afrique de l'Ouest, il faut le savoir, représente 30% des réserves de pétrole et 30% des réserves de gaz naturel du continent. Bilan.
L’harmonisation des politiques énergétiques
Compte tenu des inégalités de développement entre les Etats membres de la Cedeao et dans le cadre de sa vocation pour une meilleure intégration, la Commission de l’Energie et des Mines a indiqué qu’il est nécessaire d'harmoniser les politiques concernant le commerce du pétrole et du gaz et leur distribution dans la région. Ceci, afin de faciliter l’accès aux produits pétroliers et gaziers ainsi que leur distribution, notamment pour les non-producteurs financièrement limités. Le but d’une telle coopération est de contribuer au renforcement de la sécurité énergétique tant nationale que régionale, réduire les coûts des approvisionnements en énergie et minimiser les effets négatifs de la volatilité des prix de l'énergie.
Ce mécanisme ne couvre pas les politiques pétrolières en amont. Cependant, le Sénégal et la Mauritanie ont convenu en 2016 d’exploiter à parts égales un gisement de gaz naturel à cheval sur leur frontière maritime commune.
Cependant, le Sénégal et la Mauritanie ont convenu en 2016 d’exploiter à parts égales un gisement de gaz naturel à cheval sur leur frontière maritime commune.
« La coopération de la Cedeao dans l’aval pétrolier permettra aux Etats membres de tirer profit des nouvelles opportunités du marché de l'énergie, de recevoir des revenus de transit ainsi que d'atteindre des solutions de développement au moindre coût résultant d'un partage rationnel des ressources », affirme la Commission en charge de l’énergie de l’organisation.
Les autres avantages de cette coopération comprennent une meilleure sécurité d'approvisionnement, une meilleure efficacité économique, une meilleure qualité environnementale et un déploiement plus large des ressources pétrolières. Ces mesures permettent en outre de résoudre plus efficacement les problèmes liés à l’infrastructure inadéquate d’approvisionnement, de stockage et de distribution.
« L'inadéquation des infrastructures de stockage et de transport du pétrole brut et des produits pétroliers dans la région laisse présager un grand défi pour la réalisation des avantages de la coopération régionale en matière de commercialisation et de distribution du pétrole. A l'heure actuelle, il n'existe pas d'installations de stockage, de réseaux de pipelines et de voies ferrées adéquats pour faciliter la circulation du pétrole brut et des produits pétroliers dans la région », déplore un rapport d’activité de la Commission qui date de 2016.
« A l'heure actuelle, il n'existe pas d'installations de stockage, de réseaux de pipelines et de voies ferrées adéquats pour faciliter la circulation du pétrole brut et des produits pétroliers dans la région »
Un échec auquel la commission essaye de remédier pour des résultats plus concluants au cours des prochaines années. D’ailleurs, dans le sillage de cette politique, la Cedeao a réussi à établir les fondations d’un projet devenu l’un des plus importants outils d’intégration sur le continent.
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