Aliou Diallo : hydrogène naturel, la bonne inspiration
Il est loin le temps où le monde de l’énergie prenait l’entrepreneur malien pour un doux rêveur. Longtemps, en effet, l’hydrogène naturel est apparu comme une chimère, une source d’énergie inexploitable et seulement présente dans les sous-sols marins. Face au scepticisme ambiant, Aliou Diallo a malgré tout choisi de persévérer lorsque ses équipes ont détecté de l’hydrogène naturel dans une de ses concessions minières au début des années 2000.
Car si l’homme d’affaires malien est un rêveur, il est de ceux qui s’accrochent à leurs rêves. Dans une autre vie, il a monté de toute pièce la première mine d’or industrielle du Mali à capitaux nationaux. Un coup de force face aux géants internationaux du secteur qui monopolisent la production aurifère en Afrique. C’est avec la même détermination qu’Aliou Diallo s’est lancé dans l’aventure de l’hydrogène naturel.
A l’instar des méthodes utilisées dans l’industrie pétrolière, l’industriel a dans un premier temps mulitplié les analyses sismiques et les forages de prospection pour déterminer avec précision les réserves disponibles dans le sous-sol de sa concession de Bourakébougou. Les résultats ont dépassé toutes les attentes, et ont rapidement laissé présager un potentiel de production d’électricité nationale, voire sous-régionale, pour l’hydrogène naturel malien.
Dès 2010, les équipes du professeur Alain Prinzhofer de l’Institut de physique du globe de Paris et directeur scientifique de GEO4U au sein de l’université Paris VII, ont confirmé la présence d’importantes réserves d’hydrogène naturel dans le cercle de Kati, au cœur des concessions minières d’Aliou Diallo. Cinq réservoirs superposés et peu profonds ont été identifiés sur une superficie de plus de 20 kilomètres de large. Bien au-delà des estimations faites jusque-là.
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